PARDON! STORY

Plus de 25 ans que la marque Pardon ! s’est installée à La Réunion. Au départ, quelques concours de circonstances. A l’arrivée une réussite économique. Toute une histoire…

C’était encore les années 80.Mais comment se souvenir, de qui, quand exactement ? Dans une rue du « Petit Bayonne », en plein Pays Basque, français quelqu’un lui a dit que là-bas, les gens étaient des personnes, les races se côtoyaient, les rires se mélangeaient, le soleil brillait toute l’année et les fille étaient très belles.
Là-bas, c’était une île. L’Ile de La Réunion...
Quand Peter Mertes, allemand d’origine, débarque à La Réunion, fin 1983, il a des rêves remplis d’histoires de soleil, de jolies filles et de fêtes jusqu’au bout de la nuit. Rapidement la réalité va s’avérer plus décevante. Quelques mois plus tard, après avoir essayé plusieurs petits boulots et revendu son billet d’avion , il se lance dans la sérigraphie à partir d’une presse artisanale qu’il a lui même construite et distribue sa production déjà très colorée , au porte à porte et chez quelques revendeurs.

En 1984, l’entreprise Pardon ! est créée. Pardon ! avec son logo Diable, en référence à une revue anarchiste allemande. Pardon ! en forme d’excuses, parce que le projet n’est pas vraiment très catholique. En effet, l’idée est simple : Vendre un maximum, payer un minimum et s’envoler vers d’autres cieux... Sauf que l’histoire va tourner différemment. La petite société marche bien. Les collections plaisent C’est décidé, Pardon! reste à La Réunion.

Imagination, couleurs, bonne humeur, les bases de la création sont posées pour une histoire qui se développe encore aujourd’hui. Dans une Réunion qui découvre le tourisme et le changement social, l’initiative Pardon! s’inscrit au bon moment. En quelques années, la structure va se reposer sur une quinzaine de salariés dont 4 créatifs, des accords de fabrication avec des fournisseurs mauriciens et un important atelier de sérigraphie. Pour en 1986, développer un CA de plus de1 million et demi de francs. Une réussite...
Une réussite qui ne plaît pas à tout le monde ! En 1989, un incendie criminel va tout détruire. Plus de bureaux, plus d’atelier, plus de stocks. Les commandes ne peuvent être honorégées. Les projets en cours tombent à l’eau. Déficit : 3 millions de francs. Un désastre. Redressement judiciaire en prime.

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